L’Italie entre dans mes films par le voyage et la rencontre. Angela, Denis et moi (1986), tourné en une journée entre deux villes des Marches, tient du journal autant que de petites fictions attachées aux lieux et aux corps de ces deux amis réunis dans un projet d’été. L’Italie est devenue ma réserve de paysages, d’attentions, une possibilité de se projeter dans un ailleurs à la fois accessible et multiple – proche par cette culture partagée, mais toujours légèrement déplacé, comme toutes les étrangetés : la langue, les coutumes, la singularité des villes.
Les films rassemblés dans l'onglet Arnold en Italie tiennent du film de voyage (Le voyage en Italie), du documentaire (Belvédère), de l'installation vidéo (I paesi…), de l'essai (Le train bleu) et de la fiction (Borobudur). Ils contribuent à cette cartographie intime, en mouvement, du pays que je désire.

Villa Médicis, Rome, tournage du film L'amour moderne [Rome/São Paulo], 10 avril 2021.